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Le lendemain de la réalisation, le repreneur savoure pleinement son succès à l’issue d’une longue étape émaillée de périodes d’euphorie et aussi de quelques blues. Il est courant de constater que la période totale passée sur un dossier de reprise se situe entre 5 et 7 mois. En-deça ou au-delà de cette plage, on peut s’interroger sur les mobiles (précipitation comme attentisme sont 2 ennemis qui guettent). En somme, les 100 jours qui arrivent seront très déterminants pour trouver ses marques et prendre les rennes de SON entreprise. Selon une récente étude OSEO, l’un des points immédiatement à gérer est la compétence des RH (4 fois sur 10 en premier lieu). Cette difficulté pousse à s’interroger sur la bonne entrée du repreneur dans l’entreprise : une préparation à faire impérativement avec le cédant pour éviter un échouage qui pourrait se révéler fatal. Tout nouveau repreneur qui estime pouvoir se reposer et profiter de suite de son statut de PDG aura la vie très dure : le voici condamné à se mobiliser entièrement et à user de son intuition, à mettre en jeu toutes ses facultés de concentration et ses capacités de décision. Pour un autre qui souhaite, pouvoir enfin mener tambour battant les opérations de restructuration, de réorganisation, de re-développement qu’il avait pu prévoir dans son business plan, il lui faudra écouter, analyser, prendre en compte. Alors que les échéances commencent à courir, le repreneur doit apprendre, modifier, réviser, reprendre ses prévisions, donc prendre du temps. Alors qu’il s’est entouré de son coach, spécialiste en accompagnement dans la reprise d’entreprise, de son avocat avec lequel il a discuté des différents points de son protocole d’accord et de sa garantie d’actif et de passif, d’un agent d’assurances, d’un comptable, qu’il a rejoint un groupe d’anciens de son école, candidats à la reprise d’entreprise, le voici maintenant seul. Chaque entreprise a son rythme, ses flux d'activité qui demande de l'anticipation et de la réactivité, des remises en condition. ! Au nouve au dirigeant d’appréhender ces fluctuations, de se mouler dans la la culture de sa société. Il ne sera le patron que lorsqu’il se sera approprié cette connaissance complète et aura apporter des optimisations reconnues de l'interne comme de l'externe. Le temps a besoin de temps et les révolutions "culturelles" ne fonctionnent pas !
Par Francis Larvor, BCE Associés, partenaire Franchise sélection -transmission d'entreprises-
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