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Le sujet est toujours très chaud sur le plan médiatique et l’examen de la courbe démographique des chefs d’entreprise peut laisser penser que la moitié d’entre eux passeront la main d’ici quelques années. Un vrai petit mirage pour de nombreux média et institutions qui font exagérément du gros tamtam sur le sujet. Il convient d’abord de se mettre d’accord sur le terme ‘entreprise’ afin d’éviter un melting-pot de chiffres amalgamant services à la personne, commerces et CHR de tout poil. Bon nombre de transmissions ne se font pas en raison de l’inadaptabilité des PME pli: plus de 30% des entreprises sont à éliminer du marché de la transmission pour absence de valeur ou de vision réelle liée au caractère incontournable du dirigeant qui entrave la faisabilité. Certains entrepreneurs considèrent la cession comme une bouée de sauvetage qui arrive bien souvent à un moment où l’entreprise est en fin de cycle. Toute cession est à envisager comme un acte de saine gestion. Une nouvelle impulsion avant qu’il ne soit trop tard : nouveaux investissements, nouveaux déploiements, nouvelles organisation pour coller à l’évolution du marché s’avère indispensable. Il s’avère fort heureusement que le dirigeant en place soit conscient qu’il est un peu ‘ largué ‘ par rapport aux nouvelles technologies et que le changement doit être conduit par une autre personne plus « up to date ». L’entreprise peut nécessiter des ressources physiques qu’elle ne peut se procurer seule. Les opportunités peuvent se présenter en dehors de toute préparation: un héritier manifeste son intérêt, un ou plusieurs salariés souhaitent préserver leur avenir, un fournisseur, un client voir même un concurrent peuvent voir en l’entreprise un intérêt direct au plan stratégique. Les opportunités ne sont pas légion et la démarche réclame du temps aussi bien côté repreneurs que côté cédants pour trouver chaussures aux bons pieds !
Par Francis Larvor, BCE Associés, partenaire Franchise sélection -transmission d'entreprises-
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