Secteur par secteur, profession par profession, tour d’horizon des « tops » et des « flops » des petites entreprises de l’artisanat, du commerce et des services.
Une enquête exclusive de la FCGA, réalisée en partenariat avec le groupe Banque Populaire.
LE PALMARÈS 2009
LES TOPS
Sur le podium :
L’hôtellerie de plein air : +9,4 %
Après une année 2008 décevante (-0,6 %), l’hôtellerie de plein air enregistre une spectaculaire progression d’activité en 2009 : +9,4 %. C’est, de très loin, le plus fort taux de croissance relevé parmi les 56 professions analysées. Avec 100 millions de nuitées par an, les campings, mobilhomes et autres bungalows représentent aujourd’hui la première forme d’hébergement touristique marchand selon une étude du cabinet Xerfi.
La poissonnerie artisanale : + 3 %
En deuxième position, toutes professions confondues, les poissonniers indépendants confirment leur retour en force dans le monde du commerce de détail alimentaire. Une première : en 2009, c’est même la seule activité du secteur en croissance (+3 %) ! Contre toute attente, les poissonniers font mieux que tous les autres professionnels des métiers de bouche.
Les entreprises de nettoyage : +2,9 %
Sur la troisième marche du podium, avec un chiffre d’affaires en hausse de près de 3 % (contre +1,5 % en 2008), les entreprises de nettoyage réalisent la plus forte progression d’activité du secteur des services. Évalué à 10 milliards d’euros, le marché de la propreté regroupe 17 000 entreprises et emploie 400 000 personnes.
Les débitants de tabacs journaux et jeux : +2,6 %
Les buralistes font pratiquement jeu égal avec les entreprises de nettoyage. Ils enregistrent une légère progression d’activité par rapport à l’année précédente : +2,6 % (contre +2 % en 2008). Fragilisée par l’augmentation des prix des cigarettes, censée enrayer la progression du tabagisme, la profession aborde l’avenir avec prudence.
En forme :
Les autres professions dont le chiffre d’affaires s’améliore (timidement toutefois pour la plupart d’entre elles) par rapport à l’année 2008. Même si les taux sectoriels sont supérieurs à l’indice global d’activité des TPE (-2,6 %), les progressions enregistrées en 2009 demeu- rent très faibles :
- Les pharmaciens : +1,5 % (contre +1,3 % en 2008)
- Les opticiens lunetiers : +1,3 % (contre -1,6 % en 2008)
- Les magasins de mercerie-lingerie-laine : +1,2 % (contre -1 % en 2008)
- Les hôtels restaurants : +0,7 % (contre -2 % en 2008)
- Les magasins de jouets et jeux : +0,6 % (contre -7,5 % en 2008)
- Les détaillants en chaussures : +0,5 % (contre -1,6 % en 2008)
- Les boutiques de vêtements enfants : +0,4 % (contre -0,9 % en 2008)
- Les magasins de meubles : +0,2 % (contre -3 % en 2008)
LES FLOPS
Dans le rouge :
La vente et la réparation moto : -9,6 %
Après une année 2008 déjà très difficile (-5,7 %), les commerces de vente et réparation de motocycles accélèrent leur marche arrière en 2009 : -9,6 %. Selon une étude du site de référence www.moto-net.com, la barre des 200 000 immatriculations a failli ne pas être franchie l’année dernière. « À titre de comparaison en 2008, 237 695 motocycles avaient été immatriculés en France, soit une baisse de -15,9 % pour un nombre de jours ouvrables comparable (253 en 2008 et 252 en 2009) et 5 « jours d’ouverture de concessions » en moins » , précisent les auteurs de l’enquête.
Les agences immobilières : -9,1 %
Même si leur situation est moins préoccupante qu’en 2008 (-14,6 %), les professionnels de la transaction immobilière ne parviennent pas encore à sortir la tête de l’eau. Entre décembre 2008 et novembre 2009, la baisse des transactions de logements est toujours aussi marquée : -16 % par rapport à la période allant de décembre 2007 à novembre 2008. Soit environ 575 000 opérations, un nombre insuffisant pour relancer le marché et l’activité dans les agences.
La maçonnerie artisanale : -8,7 %
C’est la plus forte baisse d’activité dans le secteur du bâtiment. Traditionnellement vigoureuse, la profession est confrontée à l’importante dégradation du marché de l’entretien-rénovation. La fonte des carnets de commandes plombe les trésoreries des petites entreprises de maçonnerie et fragilise aussi l’emploi dans le métier. A la fin de l’année 2009, le service Conjoncture de la CAPEB enregistrait 7 trimestres consécutifs de recul dans la profession.
Les carreleurs : -8,6 %
Entamée en 2008 (-3,8 %), la baisse d’activité s’aggrave en 2009 dans les entreprises de carrelage. Un sérieux revers pour les professionnels de la céramique et des faïences dont le niveau de chiffre d’affaires est très sensible à l’indice de confiance des consommateurs. Les dépenses d’aménagement et d’embellissement de l’habitat ont effectivement tendance à se réduire rapidement en situation de crise.
Et aussi:
- La vente et la réparation de cycles (-7,3 % contre +5,2 % en 2008),
- le transport de mar- chandises (-6 % contre +0,1 % en 2008),
- les magasins de bimbeloterie-cadeaux-souvenirs (-4,3 % contre -0,8 % en 2008),
- les entreprises de terrassement-travaux publics (-4,1 % contre +8,7 % en 2008),
- les artisans électriciens (-3,9 % contre +5,9 % en 2008),
- la vente et la réparation auto (-3,9 % contre +2,3 % en 2008),
- les horlogers-bijoutiers (-3,6 % contre — 1,2 % en 2008),
- les commerces de fruits et légumes (-3,1 % contre 0 % en 2008).
Méthodologie de l'Observatoire
Tous les mois, près de 70 centres de gestion agréés (CGA), répartis sur l'ensemble du territoire national, transmettent les chiffres d'affaires, rendus anonymes, de leurs adhérents à la Fédération. Les indices d'activité sont calculés chaque trimestre, à partir des chiffres d'affaires d'un échantillon de 15 000 petites entreprises de l'artisanat, du commerce et des services. L'évolution des activités est pondérée par le nombre d'entreprises recensées par l'INSEE dans chaque secteur considéré. Un questionnaire est parallèlement adressé chaque trimestre à plus de 1000 petites entreprises représentatives, permettant d'établir le baromètre du moral des dirigeants et de leurs intentions d'investissement et de recrutement.
* À propos de la Fédération des centres de gestion agréés (FCGA)
Créée en 1978, la Fédération des Centres de Gestion Agréés est une structure associative régie par la loi du 1er juillet 1901. Elle regroupe 114 centres de gestion agréés qui comportent :
- 400 000 entreprises
- 2 000 000 d'emplois salariés et non salariés
- 70 milliards d'euros de chiffre d'affaires
- 6 000 experts-comptables correspondants.
La FCGA forme ainsi le réseau d'information et d'assistance aux petites entreprises le plus dense du territoire national et capitalise une expertise économique et sociale unique de la TPE. Elle dispose d'outils d'observation et d'analyse particulièrement fiables qui alimentent régulièrement une base de données statistiques sans équivalent.
Contacts presse :
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